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Je suis parmi ceux qu'on n'a pas trop lus,
C’est là dessus que parfois je médite.
Là haut vos yeux ne voient plus qu'Aphrodite,
Tour à tour Hécate, Héra ou Vénus,
Sortant des sels violets de la mer.
La belle Europe dans cette pétaudière?
Pardon si le vers boîte, sur ce bonsoir !
-André Maljour. |
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VACANCES AUX SAINTES-MARIES-DE-LA-MER
L’année dernière on l’a bien vu,
Le soleil était de cuivre!
Les Saintes-Maries, oh doux Jésus,
Mises à cuire !
Blancs et roses, poussés par le vent
Aux sels violets de la mer,
Nageaient des sexes vivants
Entr’ouverts.
Idiots…
On s’est baignés tout le jour.
Tu m’as promis des châteaux-forts
De neige. Ce jour est-il donc mort
D’Abat-Jour ?
Des Christs en cuir cloués aux portes
Soufflent dans mon hautbois noirci,
Mon sexe mou dans la Mer Morte
Tout ranci !
Ce mouvement lointain de foule…
Jouez fort, tambours du Néant !
Nos hanches qu’enseignait toute houle
Route de Nant…. |
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ON L'APPELAIT MARIE
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Les compagnons de la déroute
Vêtus de neige et de brouillard
Faisaient le guet sur l'autoroute,
Ils attendaient Marie.
Etait si blanche sur la civière,
On s’est croisés dans la douleur,
C’était tout près de la frontière,
Aux mâts la mort en trois couleurs.
Marie s’en va sans bien savoir,
Un peu de neige, un peu de sang,
Sa vie s’égare dans des couloirs,
Route de Gand
Pauvre de toi, pauvre misère,
Tes yeux trop doux que le vent toise !
Marie ton nom, tes yeux d’ardoise,
Marie ton lit, trop près de terre…
Avec tes yeux d’étoile éteinte,
Avec ta bouche que râle éreinte,
Avec tes yeux de marée morte,
Avec tes yeux !
Avec tes yeux !
Avec ton ombre sur ma porte.
Les compagnons de la déroute,
Vêtus de pluie et de verglas,
Sont repartis sur la grand route,
On l'appelait Marie...
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POEME DE PAQUES
10 Avril 2014
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Mon lilas blanc a explosé pendant la nuit.
C’est ainsi que Gaia nue espère retenir le ciel?
Ouranos imagine les lendemains sans elle…
" Ne pars pas !
Reste encore un peu !"
Les larmes blanches de la terre,
Le ciel silencieux.
Et mon lilas entre les deux
« Ne partez pas!
Pas encore ! »
Ils ont fini de tout se dire
Les « trop de ci ! » , « trop peu de ça! »,
Vont se quitter du même pas,
Qui est celui des amoureux. |
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C’était leur dernière nuit,
Ont juré de ne plus s’écrire,
Demain sera chacun pour soi.
« Attendez !
Demain sera toujours trop tôt !
On oublie toujours quelque chose ! »
Les larmes blanches de Gaia
Qu’Ouranos boit,
Toujours plus sombre.
Et mon lilas entre les deux,
Qui les retient entre ses bras…
Ce lilas à ma fenêtre...
-" Il est temps que tu parles !"
Le temps? Quatre printemps à la file?
Temps que je parle pour dire quoi?
Qu'une belle femme se dénude
Pour mieux retenir son amant?
Que Gaïa pleure des larmes blanches
Pour mieux se le garder, son Ciel?
,
C'est dit.
Et ce poème que Maljour signe?
Un éclair blanc l'a écrit.
M.
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BEAUTE
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Du fond de vos métiers obscurs, dans le bourdonnement sourd de vos devoirs niais,
Vous ne verrez de moi que mes nuages blancs.
Barrez vos routes de douanes et d’accises, et sur les mers vos pièges rouillés,
Je n’emprunte ni terre ni mer.
Bourses et manigances, tournez manèges, serrez l'or et les filles!
Ce qui s’ourdit, ce qui se trame, je n’en suis pas.
Brûlez la souche de chaque ronce, percez le cœur de toute chose!
Creusez le ciel d’ornières immenses, je n'y suis pas.
Evitez le gouffre que Hadès fait creuser par les morts
Que Charon refuse.
Comment vos petits coeurs blancs et roses
Pourraient-ils y supporter la vue
De ma lionne noire?
Et pour finir allez à genoux, faites vous les plus étranges blessures!
Si la neige était neige, elle ne fondrait pas. |